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 Refuge

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Kaliel Mearas
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MessageSujet: Refuge   26.05.08 15:33

<= De "Oneinorei", la rencontre avec le prophète, peu de temps auparavant. ,

~ Priorité Cya ~



Il y a... sur cette terre...
Des endroits merveilleux... aux horizons amères.

Du beau né sur l'horreur. Du sublime créée sur les boyaux d'autres terreurs.

Ce n'est pas là que Kaliel voulait atterrir. Ce n'est pas là, qu'il voulait être conduit. Mais on ne décide pas toujours ce qui mérite un détour.
On a pas toujours le choix des dérives d'un chemin, il y a parfois bien plus à parcourir qu'une idée de destin.

Celui de Kaliel est chargé de pentes et de montées, sinueuses et souvent sombres, parfois illuminées. Jamais identiques. Jamais sereines. Contrairement à ce qui transparait en son regard gorgé de soleil.
Ce qu'il n'accepte pas de montrer, ses éruptions passionnées, ses cratères insondés. Il est celui qu'on ne peut analyser sans se brûler, celui qu'on ne peut décemment observer sans se teinter d'un léger hâle, celui qui, une fois découvert rend sa présence presque... vitale.

Il est encore ébranlé, Kaliel, encore tout confus de sa rencontre. Il continue à en trembler, cet être, cet être qu'il n'aurait jamais espéré ! Cet être qui existe bel et bien ! Il n'est plus seul... Plus seul à lutter.
Et de le savoir, son cœur explose douloureusement en secret.

Mais il aurait préféré atterrir partout... sauf ici. Sauf en ce jardin scarifié.
Celui dont toutes les fleurs... pleurent.
Des larmes ensanglantées qui soudain imprègnent son regard.

Kaliel sombra ici par le pur des hasards. Contraint et forcé par le sentinelle, il frôla d'être repéré.
Hors un noble qui vole ? Voilà qui serait des plus étranges. Et plus personne ne croit désormais aux anges.
Il avait visé une bâtisse plus proche, dans la semi-obscurité, mais ce don qu'il maîtrise encore mal, du fait de son jeune âge, l'attira presque en ce jardin de pêchés.

Eden ? ça ? Oh non, il en était bien loin, cette jungle luxurieuse avait été souillée d'un souhait serpentin.
Coutant le sang et l'agonie d'un de ses pairs.

Il ne peut pas sortir dans cet état, il ne peut pas sortir du Pairidaeza, cet enfer aux artifices saints, il ne peut pas...
Pas soudainement pris par l'envoûtement de cette flore qui s'adresse à lui, en mélopée...

Lui murmurant les faits passés, des mots dont il ne comprend pas le sens, des mots qui le transpercent, des mots qui le blessent.
Il s'est adossé contre le tronc d'un sol pleureur, qui jamais n'avait aussi bien porté son nom.
Les variétés de fleurs et d'arbres emmêlées sans aucun sens, d'une symbiose non respectée. Certains n'auraient jamais du se trouver ici, un échantillon de tout ce qui avait existé... Le souvenir arraché au passé au prix de l'innocence.

Kaliel se tord de douleur, serre les mâchoires et mord sa langue pour ne pas crier. Il se doutait bien qu'un jour, il ne pourrait plus se défiler.
Obligé de les rencontrer pour comprendre, pour écouter... leur chant désespéré.

Comment peut on passer d'un moment proche de l'extase au plus sinistre désespoir ?


L'étoile lutte, lutte contre elle-même. Et c'est bientôt d'autres cauchemars qui lui parviennent... Comme si le jardin, non content de lui transmettre sa peine, voulait le convaincre que sa route était vaine, que l'espoir qu'il cultivé n'était -comme lui- que factice, qu'une fleur empoisonnée, nourrît sur le cœur des cadavres qui comme lui, avait sans doute espéré.

Non, non, cette fange ne méritait pas ton souhait, Kaliel !
Cette fange ne méritait pas ce rêve de paix !
Cette fange ne méritait qu'un anéantissement complet !


Et toi qui tente vainement d'apaiser ses plantes, toi qui leur murmure que l'humanité n'est pas entièrement gangrainée, qu'il y a de l'espoir encore, dans tout ce noir !
Et les fleurs te renvoient tes propres cauchemars ! Ceux contre lesquels tu as beau lutté, ceux que tu sais ne jamais pouvoir t'en débarrasser.
A tes murmures, aux sifflements de la brise, à la pesanteur de ses fleurs, se joignent les râles de ton cœur...

_________________
"Du chaos naît une étoile."
Charlie Chaplin


Dernière édition par Kaliel le 02.07.09 10:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Refuge   26.05.08 21:09



Ce nom…
K-a-l-i-e-l.
Ça lui faisait penser à des fleurs.
Un champ de fleurs, entier, enrobé de rosée.
Et n’il y aurait rien d’autre….
Mais ce serait déjà assez.

Kaliel.

C’est un mot qui rimait avec…
Avec ciel.
Avec belle.

Avec…elle.

* Cyanure, Cyanure, je crois qu’en fait, tu es un accident.
Oui, c’est ça.
Tu es un désastre naturel, une catastrophe mystérieuse.
Tu es un accident qui attend….de se déclencher.
Non, non, c’est encore pire, Cyanure, je crois que tu es un peu comme toutes ces journées qui passent.
Toutes ces journées qui passent, et que tu ignores.
Parce que maintenant, tu les passes…pour lui.
C’est la Chasse.*




Et elle pense être assez forte.
Et elle pense être assez courageuse.
Elle a des tripes, elle.
La sirène a le cœur de transformer ces rêves….
…en venin mortel.
Cyanure.

Et toutes ces choses qui ne bougent pas.
Tous ces papiers assemblés sur sa table.

Toute la poussière qui traîne sur ses meubles.
Tous ces hommes en position.
Toutes ces étoiles en déraison.
Tous ces mouvements immobiles.

Rayés.


Ils sont rayés.Juste pour une partie de cache-cache. Avec toi, petit prince.


Toutes ces choses, qui ne bougeaient pas.
Qui n’existent plus.
Elles qui tenaient leur position.
Elles sont avalées par Léthée.
C’est toi, ma chose, maintenant.
C’est toi qui les remplace.

C’est lui, qu’elle veut. Et elle l’aura.

C’est le rôle du serpent, après tout, de « libérer » le prince, non ?
Elle ne se rappelle plus très bien l’histoire.
Enfant, elle l’avait apprise par cœur.
Mais elle était adulte.
Elle était responsable.


Elle était…une grande personne.

Elle n’aimait pas perdre son temps à dessiner.
Elle préférait le passer à construire des châteaux de cartes.
Sans comprendre que le moindre coup de vent ferait tout écrouler.


Les grandes grilles qui entourant le jardin secret des nobles ?
Ça ne lui fait pas peur !
Elle sait qu’il est là.
Elle ne sait pas comment elle le sait, mais elle en est sûre.
Ça doit être à cause de son nom.
Kaliel, ça lui rappelle les fleurs.
Ça doit être pour ça qu’elle a voulu venir.

Bandant ses muscles félins, elle les escalade, et retombe sur ses pieds de l’autre côté.
C’est un joli endroit.
Un endroit parfait, pour un petit prince.

Un, deux, trois, quatre…quinze...trente...

Trouvé !
Le saule pleureur ne pourrait pas le cacher à ses yeux.


Mais, alors que, déjà, elle resserre le poing pour l’assommer, pour l’emmener, pour finir la partie de cache-cache, elle remarque que…quelque chose ne va pas.
Le petit prince, n’était-il pas supposé sourire ?
Etre heureux ?
Non…il y avait un moment où sa rose lui manquait non ? Et le moment où il s’énervait avec l’aviateur.
Et…mais alors ? le petit prince pouvait être malheureux ?
Et elle sent, à l’intérieur de son estomac, quelque chose se tordre.
C’est un nœud de…de quoi ? d’inquiétude ?
Pour le gosse ?
Ça lui faisait un peu mal.

Long silence.
Puis, enfin, tout doucement :

« Vous me faites mal. »
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Kaliel Mearas
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MessageSujet: Re: Refuge   28.05.08 3:52

Un bruissement.

C'est léger, diffus. Le prédateur précautionneux, ne voudra que sa proie ne le distingue avant... qu'il ne soit trop tard.
Kaliel n'a pas le temps de s'y attarder, il pense que c'est la flore qui continue à se lamenter, que cet éden s'abreuve de la douleur... qu'il fait resurgir en lui. Comme d'un calice auquel s'abreuver.

Dis-moi, jardin, te nourrirais tu des peurs ?


Et certaines...
Certaines se réalisent parfois. Elles ne sont plus chimères, elles s'incarnent devant toi.

C'est ainsi que tu réalises Kaliel, tu réalises que l'improbable... se dresse et murmure.

Dans ta confusion, tu pensais à une majestueuse fleur... pleine d'épines, une fleur un peu baissée, un peu courbée, comme honteuse de la beauté qu'elle pourrait refléter. Bien loin des artifices dont elle croit se parer. Bien loin de tout projecteurs.
Et c'est là, là qu'il réalise...
Qu'il a à faire au chasseur.


Stupeur, souffle coupé. Ses halètements cessent soudainement, pris sur le fait.


Les peurs s'incarnent dans le jardin de l'horreur.

C'est ce que l'étoile réalise, alors que ses mains tremblent encore, que mille questions le taraudent. Qu'a vu ce chasseur ? Depuis quand est-elle là ? L'a t-elle suivit d'autres lieux ? A-t-elle découvert l'astre diaphane ?

Chut, Kaliel, calme ton cœur.


Mais la verdure s'y refuse ! Te renvoyant sa rancœur, te renvoyant par slave ses images d'horreur, ses hommes... ses femmes... Le sourire pourrissant, les mains caressantes mais blessantes... Tu n'étais qu'un enfant !

Un hoquet de frayeur, des poings qui se serrent plus fort, plus fort pour ne pas crier, plus fort pour ne pas plus encore effrayer. Kaliel cauchemarde éveillé.

C'est la pire de tes réalités.


« Vous me faites mal. »

Le temps se suspend un instant. Il manque un battement. Peut-être deux.
L'adolescent ne peut tarir ce flot l'assaillant, les larmes persistent à se libérer sur ses chairs, alors qu'il dévisage sans un mot, la princesse d'une autre ère.
Comprendre, Kaliel, il te faut comprendre ! Alors pourquoi, le mystère s'épaissit autour d'elle ? Pourquoi ne comprends-tu pas ses derniers mots ? Qui est-elle finalement ?
Tu sais qu'elle est danger, tu sais qu'elle est menace. Ton père le sait aussi. Ton père... Voilà que tu te rappelles à lui. Il sera sans doute inquiet, il doit être en train de te chercher. Oui, sûrement. Il voudra t'enfermer, te protéger, loin de tes égarements, loin de ses égarements.
Mais pourra t-il te protéger de toi ?

Il faut répondre, répondre au chasseur. Essuyer vainement ses pleurs.
Un adolescent ne pleure pas ! Un noble ne devrait pas pleurer, surtout pas en présence d'un tiers, ou d'un inférieur. Cette dernière pensée te fait sourire, un sourire pensif, délicat, fragile.
Un garçon ne devrait pas pleurer... devant une fille.


- Je suis désolé...

C'est un murmure, un filé plus qu'une voix, une échancrure de son, à travers cette gorge que les pleurs ont rendu rauque.
C'est difficile de les enrayer ceux là, comme il est dur d'empêcher d'autres images de se superposer, de te ... rappeler.

- Quel est ton nom... Chasseur ?


Tu te focalises sur elle, sur ce renard aux milles facettes, qui pourrait être le serpent, mais aussi cette rose à chérir, celle qui peut blesser, mais celle qui, dans l'ombre de son reflet... aurait tant à promettre.

Tu lui rappelles que tu n'as pas oublié. "Chasseur", tu connais bien cette réalité, ton air rêveur n'est qu'une façade polie au fil des années, même si la maladresse est bien réelle, même si la jeunesse rend tes actions incertaines.
A quoi servirait-il de lui demander les raisons de sa présence ? La prendre en porte à faux ?
Ce serait hypocrite. Tu le sens bien, tu sens qu'elle est sur tes traces.
Et étrangement cette réponse, t'inquiète autant qu'elle te réconforte.

As tu encore espoir d'apprivoiser.. la bête affamée ?


Tout ce que tu souhaites, en cet instant, c'est de dissiper l'horreur de ton histoire, ce noir qui t'étouffe, cet espoir auquel tu t'accroches pour ne pas mourir sous le poids des meurtrissures... noyé en ton propre sang.
Alors tu te focalises sur Elle, elle devient pour l'heure, la berge de tes malheurs.
Aussi escarpée et tranchante... Tu sais déjà que tu te blesseras à la gravir, tu sais déjà qu'il t'en coutera.
Mais la douleur, la douleur contrairement au passé, elle ne te fait pas peur.
Tu n'as pas peur de voir ton sang couler.



L'adolescent tente de se redresser, s'appuyant sur le tronc, ses jambes tremblantes, il peine à retrouver sa respiration, mais garde ses yeux grands ouverts vers cette autre horizon.

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MessageSujet: Re: Refuge   28.05.08 22:30

*Est-ce que tu souffres beaucoup petit prince ?
Est-ce que….c’est ça, la condition humaine ?
Parce que là, tout de suite…
J’ai mal pour toi.*





Mais il lui reste, au fond d’elle, l’impression qu’il lui manquera toujours quelque chose pour pouvoir regarder l’étoile filante dans les yeux.
Est-ce que ça se regarde, d’ailleurs, quelqu’un qui a mal ?


Il n’y a plus à douter.
Il n’y a plus à avoir peur.
Il suffit parfois…de tenter.


Elle lève les yeux vers lui, pas plus haut que l’arrête du nez.
Elle n’est pas là pour le scruter. Juste pour l’admirer.
C’est un bel enfant – non, un homme-, bien né, et sa peau semble encore si douce.

Si demain elle devenait amnésique…elle se souviendrait peut-être de cette image. L’image d’un bouton d’or tout ensoleillé perdu sous un grand saule pleureur.
Ce serait peut-être la seule image poétique qu’elle trouverait dans sa tête toute grise, toute vide.
Peut-être la seule qui lui laisserait un goût sur la langue. Le goût du manque.


Elle surprend ainsi, au détour de ses narines, le sillon de quelques larmes.
Alors les garçons avaient le droit de pleurer finalement ?
Elle s’était toujours dit que les garçons ne pleuraient jamais.
Et que c’était pour ça, qu’elle ne devait pas s’abaisser à le faire. Si son frère disait que c’était mal, il avait raison.


- Je suis désolé... Quel est ton nom... Chasseur ?


Mais tu es trop hypnotisée par le creux de ses larmes pour répondre.
C’était comme si on t’avait placé sous un charme.

Tu te sens toute entière attachée à la dernière résistance suprême d’une goutte d’humidité dévalant d’une cornée de plus en plus rouge.

Et toi-même tu te surprends à éprouver quelque chose de très triste, qui te donnerait envie de rejoindre ses larmes, mais tes yeux restent bien secs.
Il y a quelque chose que tu ne sais pas, quelque chose que tu ne comprends pas.


C’est une erreur stratégie, Cyanure, que de se laisser aller à l’improvisation totale, sans réflexion. Tu devrais être capable de prévoir ces choses-là.
Un garçon, ça pleurait, ça pouvait souffrir, mais toi, tu n’y as pas pensé.

Et puis Cyanure cède à la tentation.
Car le meilleur moyen de résister à la tentation…n’est-il pas d’y céder ?

Elle fait un pas en avant, un petit pas hésitant, son talon s’enfonçant avec un bruit de succion dans la terre.
Elle tend sa main, pâle, et gifle le gamin qui pleure.

Ce geste la saigne à blanc, elle n’est pas sûre de son utilité, mais elle sent…elle en ressent le besoin, imminent, pressant.
Elle sait que le cerveau enregistre toujours la douleur la plus importante entre deux blessures pour ne garder que celle-ci.
Cette petite gifle, plus douce que cruelle, elle lui fait assez mal pour lui permettre d’oublier…son désarroi.
Car comment pourrait-elle lui dire tout ce qu’elle avait envie de lui dire ?
Il était noble. Il était jeune. Il était si étrange. Magnétique.
Et si faible.
Sa voix tremble un peu.

« Pas de pleurs. Ça…ça fait encore plus…souffrir. Vous comprenez ?.... »

Cyanure se mord les lèvres.
Il fallait qu’elle trouve quelque chose d’autre à dire.
Elle savait déjà que cette gifle lui coûterait très cher.

« Les risques que vous prenez en-dehors de votre maison et de la protection de votre père sont énormes. La liberté…est toujours chère payée.
Vous…avez besoin de quelque chose, monsieur Mearas ? Vous n’avez pas l’air bien.»

C’est bête, comme question. Elle n’a rien à lui donner.

Elle vient seulement pour lui prendre ce petit quelque chose qu’elle ne sait pas dire. Elle n’a rien…à offrir de plus.

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Kaliel Mearas
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MessageSujet: Re: Refuge   02.05.09 15:54

Une question. Un peu de sollicitude. Peut-être avais-tu bien plus à offrir que ce que tu ne le croyais, Renard.
Mais l'avenir l'ignore, et l'ignorera encore.

Kaliel essuiera rageusement ses larmes, et porte son fardeau, ses espoirs et peines en dehors de ce jardin atrophié, ce simulâcre de paix. Il laissera le chasseur dans l'antre, en lui souriant encore :

- Vous avez raison, chasseur, vous avez sans doute raison.
Et peu sont prêts à se sacrifier pour un peu plus d'espoir... et de liberté.


* Mais j'en suis, chasseur, j'en suis. Et si tu ne le sais pas, je sens que tu le soupçonnes. Alors soit, nous nous reverrons, nous nous affronterons peut-être, puisque tu as choisi de pas donner, de ne pas risquer. Que ce en quoi croit Eliel puisse un jour, te libérer. *



Fin de l'entrevue étrange, ils ne se reverraient pas, Cyanure elle aussi, disparaîtrait... pour ne plus revenir.

Le renard, laissé sur sa planète. Il n'y aurait resté, qu'un peu de mystère, beaucoup de respect, une amitié sibylline qu'on espèrerait sincère mais qui jamais, n'aurai pu être révélé.


FIN DU SUJET




=> Quelques temps après (peut être quelques mois ?) à la centrale des Elefs.

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