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 La Philosophie dans le jardin

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Chuck Avernteous
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MessageSujet: La Philosophie dans le jardin   05.02.09 18:29

Dans un des recoins fleuris de l'endroit, Chuck venait tout juste de s'installer. Un livre à la main, il lisait paisiblement tandis que Hook, un orgue de barbarie tout près de lui, tournait calmement la manivelle. La musique qui s'y répandait attirait l'oreille, sans plus.

Le chapeau posé sur son manteau et sa trousse de ballade près du gorille, il s'arrêta et, le dos toujours droit, s'exclama, plein de complaisance :


- Mr. Hook ! Écoutez ceci !

«
Dès qu’il se fut éloigné, Lise entrouvrit la porte, mit son doigt dans la fente et le serra de toutes ses forces en fermant. Au bout de quelques secondes, ayant retiré sa main, elle alla lentement s’asseoir dans le fauteuil, examina avec attention son doigt noirci et le sang qui avait jailli sous l’ongle. Ses lèvres tremblaient et elle murmura rapidement : "Vile, vile, vile, vile !" »

Et après un mince silence à savourer le goût des mots.

- Ne trouvez-vous pas là que c'est un emploi étrangement singulier du terme ? Quelque chose de particulier et de tout à fait novateur ? Ce goût pour la vie est d'une subtilité toute absolue, non ?

Hook, d'un grognement des plus délicatement intelligible, acquiesça, encore bercé par le rythme musical qu'il avait cessé pour écouter son maître. Celui-ci se replongeant dans sa lecture, il reprit de plus belle et un sourire macaque se dressa doucement sur ses lèvres.

En-dessous de son habituel manteau, on retrouvait une chemise blanche un peu vieillotte mais maintes fois repassées et lavées à l'alcool (les taches de bourgogne ayant la fâcheuse tendance d'y demeuré imprégnées).

Une peau pâle, jaunie par quelques sources indéfinies.

Une chevelure en cascades de fils noirs et maladifs.
Des bretelles poussiéreuses et vert anglais .
Un regard imprégné par les mots.

Une ouïe attentive.
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Havelock

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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   14.02.09 20:12

"Je ne m'attendais pas a entendre quelqu'un lire du Dostoïevski"

Un froissement de plumes, quelques pas, un homme. Une arrivée improptue dans un des endroits les plus précieux de la ville haute. Comment était t'il entré?Disons qu'il avait ses entrées un peu partout quand il le souhaitait, les murs, les chiens et les miradors n'étaient que des prétextes pour dissuader ceux qui avaient peur d'être pris. Lui savait passer outre la vigilence, car il était plus noir que la nuit, et même quand la lune était pleine, nul ne le voyait. Néanmoins en pleine journée, il apparaissait parfois. Il aimait la nuit, mais il avait vécu pendant trop longtemps dans celle ci pour ne pas savoir apprecier le jour a sa juste valeur, même si on se drape de nuit. Les pas se firent plus fermes. Ces pas n'existaient pas il y a quelques secondes. Ils étaient apparus au moment où la conversation était devenu interessante...

Comme un fantôme, un fantôme tout de noir vétu. Un fantôme en plein deuil, un homme venait d'apparaître, a quelques mètres derrière le docteur et son singe. Un homme de grande taille vétu de précieux vetements noirs et carmins, portant un de ces grands manteaux pleins d'élégance, une chaine en or pendait de son gilet, signalant la présence d'une montre gousset. Il portait un haut de forme soutenu par une bande de de tissu rouge, une Lavallière rouge nouée autour de son cou et un parapluie noir dont la crosse s'achevait par une tête de corbeau sculpté dans l'ébenne. Il avait l'allure, il avait la démarche et les vetements d'un noble. Mais l'était t'il?En réalité non. Mais qui pouvait se vanter de connaître tous les nobliaux de Tsel?Qui pouvait se vanter de connaître toutes les ombres projetées par une bougie et tous les poils d'un chat noir?Personne, aussi était t'il peu soucieux de la différence. Les cheveux de l'homme étaient noir, tout comme son costume, sa peau pâle et ses yeux d'un rouge sang profond.

En voilà un spectacle inhabituel, se dit Havelock, un homme et un gorille. Il n'avait encore jamais vu pareil spectacle, et ça faisait longtemps qu'il foulait les pavés de son pied partout où il allait. L'homme aux gants noirs de cuir s'avança et dépassa Chuck sans lui apporter plus d'un regard.


"Je ne me suis guère interessé a la littérature russe néanmoins. Peut être était ce un tord. Je n'ai plus le temps de lire."

L'homme avait l'air rabougri, malade, un peu comme un de ces alcooliques notoires qui servent de pilliers de bar depuis des lustres. Néanmoins le fait qu'il possédait un gorille apprivoisé et qu'il parlait au primate fit doucement sourire Havelock. L'homme n'avait pas l'habitude de la compagnie, peut être ne la souhaitait peut il pas. Et ainsi ses paroles ne seraient que des mots transportés par le vent. Havelock décida de ne pas s'attarder et de s'asseoir sur un banc de l'autre coté du sentier, en face du docteur, il passa a coté de Hook sans sciller et posa sur son orgue ce qui devait être une banane, mais qui avait été séchée pour pouvoir être conservée plus facilement pendant de longs voyages. Il ignorait si le gorille en aimerait la saveur...Tout avait le même gout pour lui de toute manière, autant en faire cadeau a quelqu'un qui pourrait apprecier la saveur conservée du fruit sec. L'étoile du corbeau se posa devant Chuck, il ignorait qui il était, il ignorait même le but de ce qu'il était. Mais qu'il l'eut su ou pas, il n'aurait pas pris la fuite.

" "Les Frères Karamazov". Est ce un bon livre?"

Il avait été un temps bibliothécaire, mais bien qu'il n'avait pas lu la plupart des livres qu'il possédait il était de ces personnes qu'on dit posséder une mémoire éidétique et se souvenait avec aisance de longs passages a peine feuilletés.
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   21.02.09 17:07

Lorsqu'il aperçoit l'homme, Chuck se lève et enfile d'un trait son manteau. Qu'il est déplacé de se montrer ainsi dévoilé ! Et ensuite de se rasseoir avant que l'homme ne se retourne, même position, même entaille faite au livre.

Par la suite, un sourcil l'analyse et l'autre œil entrevoit légèrement cette marque de naissance, si caractéristique des gens intéressants. Mais il n'y laisse rien paraître, en bous masque de peau. Mais si l'homme ne la dissimule pas, soit c'est un impudent, soit c'est un ignorant. D'un regard soyeux, Chuck sourit et dépose délicatement son livre, jolie brique de papier jauni par le temps.


- Les écrits de Dostoïevski, mon cher, sont de ceux qui atteignent l'être jusque dans ses tranchées les plus ombragées. Cet écrivain est tel une étoile dans la nuit obscurantiste de la littérature russe, se démarquant par la profondeur des personnages qu'il met en scène.

Par envie, il se coiffe de son chapeau et un miroitement d'idées l'atteint. Plusieurs pensées le traversent et il jette un œil amical à Mr. Hook qui, pour laisser les gens discuter, s'est arrêté de jouer. Le macaque, d'un air interrogateur, reniflait la dite banane. Sa voix reprend, agréable et un tantinet curieuse. Un tantinet sèche et coupante.

- Mais me voilà surpris ! Un noble qui sait reconnaître ou discutailler d'un auteur aussi souterrain que ce doux Fedor. un mince rire qui l'animeQui êtes-vous donc, camarade ?

Mais si lui a pu s'y infiltrer, pourquoi pas quelqu'un d'autre. Certes, Avernteous par son titre avait le droit de s'y rendre, mais il avait toujours eu cette fâcheuse tendance à se méfier des titres. De tous ces titres avec lesquels la bête humaine aime à se dissimuler sa nature.

Le gorille glissa la banane sous son chapeau melon.
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   21.02.09 19:39

L'homme sembla se précipiter pour se rhabiller. Pourquoi donc?Havelock n'était plus a une excentricitée prêt. Chuck ne devait de toute façon pas être homme a prendre soin de son apparence et de l'impression qu'il donnait aux gens, qui donc se promenerait dans ces hauts quartiers accompagné d'un gorille?Voilà quelque chose de bien peu élégant si on oublie les atours disgracieux que portait le docteur. L'apparence de ses interlocuteurs lui était bien égale de toute manière, et que Chuck fut un prince ou un clochard, il se serait adressé a lui de la même manière. Il n'y avait pas de jugement de valeur possible, un homme restait un homme, qu'il soit pauvre ou riche, petit ou fort, il ne s'abaisserait pas a le juger. Qui était t'il pour se le permettre?Ce n'était pas le genre d'arrogance dont il aimait se draper. En parlant d'ailleurs de ça, le costume que portait Havelock n'était pas là pour imposer aux gens une origine sociale visant a les écraser. Il portait ces vetements parce qu'il le désirait. Tout simplement. Au fond de lui il était quelqu'un de simple.

Mais la noblesse d'esprit n'est pas acquise de naissance. Par conséquent qui étaient t'ils pour se proclamer nobles?

Mais l'heure n'étaient pas aux discussions philosophiques et l'homme planta son parapluie dans le sol du jardin, devant lui, s'en servant pour reposer ses mains gantées de noir tandis que son index tapotait la main gauche doucement avant de s'arrêter. Le corbeau analysait le curieux personnage qu'il avait en face de lui. Il était cultivé, mais pourtant semblait pauvre, il possédait un gorille jouant de l'orgue de barbarrie et qui semblait être soit son gagne pain, soit une distraction, le livre jauni et la manière dont il l'avait posé sur le banc montrait qu'il était un lecteur de longue date, la complexité de l'ouvrage et la façon dont il savait l'interprêter montraient qu'il était un homme disposant d'un certain niveau d'éducation et sachant apprecier un bon livre. La question était ce qu'il semblait faire dans cette tenue, au beau milieu de ce jardin noble. Etait t'il un laquet cultivé qui avait pris un moment pour lire?Le gorille ainsi que les manières étaient plus un signe d'excentricité noble, mais un noble ne s'habillerais pas de cette manière...

Un noble déchu?Sans richesse et qui avait toujours accès a la ville haute?Peut être, vu l'air fatigué de l'homme ça pouvait être le cas, il y avait quelque chose d'amer également, sur lequel il ne pouvait que difficilement mettre le doigt dessus...Il y reviendrais surement après avoir discuté plus longtemps avec l'homme. le Docteur était un personnage contradictoire, et il attirait sa curiosité pour le moment, il n'allait pas rester éternellement ici, le temps filait. Il en était le premier conscient. Il ne devais pas s'attarder trop longtemps. Dans un bel ellan lyrique, Chuck se mit alors a lui parler de l'auteur et Havelock qui n'était pas un connaisseur ne put qu'écouter ce qu'il avait a lui dire et observer la gestuelle du personnage. Il se doutait que Chuck n'attendait pas de réponse a son discours. Ne connaissant pas Dostoïevski, il aurait bien du mal a dialoguer avec un connaisseur et faire connaître son point de vue sur un livre qu'il n'avait pas lu. Mais il s'attendait a être questionné et la question vint, logique, on ne s'immiscait pas dans une conversation impunément.


"Je suis a la recherche d'une femme."

Ce n'était pas vraiment ce qu'on pouvait appeller un nom. A moins que la famille "A la recherche d'une femme" soit influente parmi la noblesse de Tsel et en ce cas là il avait tout interêt a être respecté. Très honnètement il avait quelques doutes a ce sujet. Occultant littéralement le reste des questions qui ne vallaient pas la peine de faire tant de manières. Si il disait qu'il n'était pas noble, il ne ferait que s'attirer des ennuis en laissant le docteur répendre la nouvelle. Le corbeau se leva et plongea sa main dans la poche de son gilet d'un geste mécanique. Il l'avait déjà fait des milliards de fois, et il le referait encore autant de fois si il le fallait

"Je n'ai pas vraiment de mérite a connaître Dostoïevski sans l'avoir lu par ailleurs."

Fit il alors qu'il sortait sa montre gousset et l'ouvrait pour la présenter a Chuck. A l'interieur de celle ci se trouvait une photo d'une femme d'environ vingt, vingt cinq ans, de type asiatique, elle était assise sur une chais et portait un tablier, elle avait les cheveux noir coupés court et souriait a la caméra, deux mains pouvaient être vues laissant présager que cette photo était une photo de famille, mais le visage des deux autres personnes -Un homme et une femme selon le gabarit-ne pouvaient être vus.

"L'aurez vous apperçu, monsieur?"

Demanda le corbeau sur le ton de la conversation, le "monsieur" était là pour s'enquérir du nom de son interlocuteur
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   25.02.09 1:11

Sans se débarrasser de son gentil sourire, il laissa ses yeux dévorer la photo. La question serait ignorée, pour l'instant.

Ce chercheur étoilé s'annonçait de plus en plus intéressant. Car depuis longtemps Chuck ne se souciait plus à l'acabit ou aux connaissances acquises... Mais le portrait qu'il voyait se dresser là l'amusant assez pour picosser sa curiosité.

Dans les règles de la chasse, la bête serait déjà inconsciente sur le sol. Mais ce corbeau semblait appeler une certaine délicatesse dans la procédure.

- Avernteous. Docteur Avernteous. Et voici mon fidèle compagnon, Mr. Hook.

Fit-il en désignant le grand poilu et son instrument. Le macaque souleva son chapeau en guise de salutation, précautionneusement. Qu'on lui donne de l'attention ou non.

- Et vous, monsieur ... ?


Échange sec et rapide.
Pour jouer à armes égales
Selon les règles de l'Art.

Et la cruelle arrogance comme Art
Et le silence devant l'anonymat.

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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   25.02.09 1:41

Le docteur Avernteous était de ce genre de personnes qui ne peuvent sourire sincèrement sans que celà ne semble tout de suite faux. Ou bien était ce faux ?Pour quelles raisons voudrait t'il fausser son sourire?Peut être était t'il un de ces hommes dont le passe temps était de poignarder les nobles dans les ruelles sombres pour leur faire les poches?C'était la seule raison plausible qu'il voyait pour le moment, et encore, même si pour l'instant il developait une certaine méfiance vis a vis du docteur il n'avait aucune raison de le soupçonner d'une quelconque bassesse qui irait plus loin que l'envie de lui voler ses beaux atours. Car Havelock, aussi rusé ou aussi fort qu'il puisse être, ne pouvait guère combattre un ennemi dont il ignorait l'existence. Il n'avait pas grandi a Tsel, il n'avait même foulé le de ses chaussures le sol de cette ville que très récement, et déjà le Corbeau avait ses entrées où il le souhaitait. Le monde appartiens a ceux qui savent utiliser leur tête. Les muscles et les pouvoirs ont toujours une limite, l'esprit, la psychologie et l'astuce n'en avaient jamais.

La nature humaine n'avait plus de secret pour lui. Il connaissait tellement bien ces êtres qui se qualifiaient d'humains alors que la définition même du mot était le contraire de leur comportement profond. Jamais aucune race sur cette terre ne fit couler plus de sang. Il était facile de saisir le comportement d'une personne par sa gestuelle, la façon de se tenir, le regard, les rides, la façon de s'exprimer, et une miriade de petits éléments qui a eux seuls étaient bien plus violents que tous les coups de poings au monde. Malgré que ce pouvoir puisse régner sur le monde entier les humains continuaient a utiliser des méthodes aussi vaines que la violence...


"Havelock, voyageur."

Fit le corbeau en se découvrant a son tour pour saluer le docteur ainsi que le gorille. Il ne se présenta pas plus. Que dire?Il n'avait pas de nom de famille a donner et il n'avait pas de statut actuel, il n'était pas noble et ne remplissait aucune profession. Tout ce qu'il était pour le moment, c'était un simple voyageur. Il n'allait pas s'inventer une autre identité, pas qu'il ne le pourrait pas, mais le mensonge était tellement...Prévisible. Il ne mentait pas. Jamais. Au contraire, il disait toujours la vérité. Et plus que le mensonge, la vérité était toujours troublante pour ceux qui l'entendaient, car le Corbeau, si il ne mentait jamais, ne disait jamais toute la vérité. Il fallait poser les bonnes questions. Il ne dit pas non plus qu'il était enchanté, ou ravi de faire sa connaissance. Car ces formules étaient creuses et le temps les avait vidées de son sens. Inutile de dire quelque chose qu'il ne pensait pas, il ne courtisait pas le docteur ni son gorille, pourquoi s'embarasser de telles fadaises?

Comme le docteur n'avait pas répondu a sa question il ne se permit pour le moment pas l'insolence d'insister et de le lui redemander, le fait de rester avec sa montre en main devant lui devrait être suffisant pour le lui rappeller, si tel n'était pas le cas, eh bien, il insisterais.
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   25.02.09 2:03

- Havelock, donc.

Il garda son sourire, quelque peu fixe mais toujours vivant. Il dévisageait la photo et l'homme par corrélation. Une jeune femme, comme on pouvait en retrouver tant dans Tsel.

Soit cet homme avait la chance, soit un cadenas. Pour l'instant, Chuck penchait plutôt pour la serrure puisqu'indéniablement, tomber sur un chasseur quand on se trouvait à avoir ce genre de marque accusatrice sur la main n'était pas un signe de chance.

D'un air à peine condescendant, mais toujours amical et attentif. Compréhensif à l'extrême, juste assez pour ne rien brusquer.


- Voyez-vous, je suis un médecin assez prisé ici bas, autant dans la basse-ville que dans ces ventrus quartiers; si j'avais retenu tous les visages des gens qui sont venus me consulter, je serais digne de figurer dans un livre de records ou que sais-je. ... Peut-être que m'informer du nom de la jeune femme ou bien m'en faire description sommaire me permettrait d'y attacher quelques souvenirs. Vous savez, un médecin privé qui a comme réputation de soigner sans trop poser de questions peut être un informateur insoupçonné si on y prête attention. ... Quoi qu'il en soit, vous êtes à ce que je vois nouveau dans Tsel et peut-être qu'il faudrait que vous soyez au courant de quelques réalités avant de vous enfoncer dans son univers. ... À moins que vous ne soyez que de passage, naturellement.

Cette étoile le faisait frémir et, en général, Avernteous cherchait toujours à savoir ou bien à forcer ce qu'on voulait lui cacher; un cadenas ne pouvait qu'attiser son intérêt. Et un cadenas qui exhibait aussi innocemment ce bec astral ne pouvait qu'en être davantage charmant.

Autrement, il craignait de n'avoir à écourter ce si agréable entretien par devoir. Mais pour l'instant, tout était encore ouvert à l'entente à l'amiable.

- Un thé vous plairait-il ?, rajouta-t-il en lançant un regard compréhensif à Hook qui, depuis quelques instants, regardait la trousse où reposaient les précieuses feuilles de thé.
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   25.02.09 2:32

Voilà beaucoup de données a disséquer et d'informations qu'il devait assimiler rapidement. Déjà le ton du medecin qui gardait son air aigre doux malgré le fait qu'il lui avait attesté, et qu'il avait compris, qu'il n'était pas de la ville. L'étoile avait entendu le medecin lire dans le parc alors qu'il avançait dans sa direction, le ton n'était pas le même, ce qui voulait dire que le docteur voulait donner une impression de bienséance, de convenance. Il n'y avait pas de raison a flagorner quand il n'y avait rien a obtenir, et Avernteous ne semblait pas s'interesser aux nouvelles de l'exterieur qu'il pourrait lui donner, nouvelles inexistantes d'ailleurs, il ne s'était pas arrété lors de sa route et avait continué droit depuis son point de départ jusqu'au berceau des neiges que le soleil avait abandonné. Ici nul Icare n'irait bruler ses plumes au soleil, c'était peut être pour celà qu'une certaine nostalgie l'avait envahi quand il était entré dans Tsel. Bien que différente, la ville où il avait passé la majeure partie de sa vie avait beaucoup de points communs avec la citadelle des neiges.

Pourquoi se méfier de ceux qui sont trop avenants?Havelock n'était peut être pas un grand amateur de littérature russe, mais il savait ce qu'était un Tartuffe, et du répertoire de Molière, ce n'était pas la pièce qu'il préférait le plus. De son coté il disait la vérité, et de celui de Chuck le miel coulait trop abondament de ses lèvres pour que les guèpes ne rodent pas dans les plombages de ses dents. Il n'était pas sain qu'un docteur aie l'air aussi misérable sur lui, surtout un docteur qui serait assez compétent pour servir les nobles et les roturiers. On ne laisserais pas rentrer quelqu'un d'aussi dépenaillé dans une maison prestigieuse, cet argument confirma la théorie qu'il avait échaffaudé: le docteur Avernteous était faux avec lui, et celà devait certainement a voir avec ces "quelques réalités". Aussi il commença par refuser poliment le thé comme il en avait déjà eu l'intention


"Non merci, je n'ai pas soif."

Pourquoi?Pour deux raisons, la première était qu'il ne méttait rien dans sa bouche qui ne lui permette de tenir les jour suivants. Havelock se fichait bien du gout qu'avait la nourriture, de sa présentation ou bien de sa quantité, il mangeait pour vivre, et ne vivait pas pour manger. Se nourrir pour lui était simplement un moyen de poursuivre sa quête et de faire en sorte que son corps marche toujours de manière optimale. Ce n'était même pas un plaisir, boire un thé simplement pour le plaisir d'occuper sa bouche était une notion qu'il ne comprennait pas et a laquelle il n'adhérait pas. Il boirait quand il aurait soif. La seconde, évidement, était qu'il ne mangeait que la nourriture qu'il avait préparé lui même. Ca évitait certains incidents de parcours facheux auxquels il avait du faire face pendant son pelerinage, la boisson proposée par Chuck lui était d'autant plus louche que son comportement n'était pas honnète, a partir de là il allait éviter toute interaction trop avancée avec l'homme, sans pour autant s'enfuir en courrant. Il n'était pas rustre a ce point.

Il lui demanda de la décrire et Havelock croisa les bras. Rien de plus facile, il lui suffisait de fermer les yeux pour la voir en face de lui. Comment oublier ce visage qu'il avait contemplé durant peut être des siècles?Malheureusement sa réponse allait être bien courte


"Vous disposez de toutes les données physiques sur cette photo, elle ne portera peut être pas ces vetements mais ses cheveux et son visage ne seront pas altéré d'une quelconque façon. Vous donner son nom ne servira d'ailleurs probablement a rien, elle ne l'utilisera jamais. C'est une personne déterminée qui sait ce qu'elle veut et qui ne reviendra pas dessus. Quelqu'un de borné."

Le faux noble se gratta un peu le menton avant de lancer en soupirant

"C'est tout ce que je peux vous dire. Par ailleurs je serais curieux de voir..."

Havelock se leva et s'appuya sur son parapluie, sa paume posée sur le crâne du corbeau tandis qu'il souriait

"De quelle manière vous comptez m'assener ces quelques réalités dont vous me parliez tantôt."

Le choix du verbe assener n'était pas innocent, et si Avernteous pouvait lire entre les lignes et faire la corélation avec ce qu'il venait de dire et son sourire, il comprendrais qu'Havelock, même si il ne saisissait pas entièrement la situation dans laquelle il était l'avait en partie saisie et loin d'avoir peur, s'amusait de celle ci au point de lui faire signifier implicitement qu'il avait compris et qu'il attendait penaud d'un air qui voulait tout bonnement dire "Et alors?".
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   25.02.09 4:42

Ah ! La situation en devenait de plus en plus à contre-sens. Les mots avaient toujours su charmés Avernteous par leur caractère double-tranchant et leur insensée recherche de coordination malgré la discorde de laquelle ils étaient natifs. Par ses discours débordants de miel, Chuck savait habituellement différencier les idiots des avisés; les réactions ne parlaient-elles pas d'elles-même ?

Son sourire se résorba un peu, Chuck adoptant un visage pensif. Tant
qu'à parlé masqués, autant mieux le faire avec l'amusement de
l'ouverture; l'appel au déséquilibre. Et voir si l'échange ne serait
qu'apparat. Au moins, il semblait que tous deux en furent conscients.

Un ton analytique et sérieux dans la voix.


- Une jeune femme avec un caractère particulier qui serait sans doute du genre à peu parler et à aller à l'essentiel, donc. Mmhh... J'aurais peut-être une ou deux personnes du genre qui me reviennent à l'esprit, mais il me faudrait y réfléchir plus longuement, j'imagine.Et sur un ton un peu plus compatissant, sûrement vrai; Chuck ayant, à l'époque, lui aussi cherché à retrouver quelqu'un sans y parvenir. Une délicate nostalgie, à peine perceptible et pourtant... Autrement, je suppose que ce genre de comportement n'aide en rien à la recherche d'une personne.

Ou comment sauter du coq à l'âne sans saut apparent. Pendant ce temps, le gorille s'était approché et sortait une petite table et un réchaud pour faire bouillir l'eau. Un sourire presque pervers qui venait se recoller sur le visage du docteur, trop vieux pour son âge. Mais un sourire disloqué ou ironique, c'est à voir.

- J'assène mon savoir à qui veut bien l'entendre, jeune homme; au compte-goutte, s'il le faut. Et partage le thé avec quiconque n'est pas dérangé par la conversation. ... Ceci dit, je crois être intéressé par votre personne sans doute parce que je suis bien conscient que nous sommes tous deux en cet endroit dans l'illégalité.

Il détourna un court instant le regard, observant Mr.Hook bien glisser la quantité de feuilles dans la théière et ne pas perdre du coin de l'oeil l'apparition des bulles annonçant l'ébullition.

Et le docteur de revenir à Havelock avec un sourire équivoque, flirtant avec l'amertume.

-
Si vous ne buvez pas, pourquoi ne pas vous asseoir pour discuter ? ... Vous semblez être de ceux qui n'ont rien à perdre sinon ce qu'ils cachent dans leur montre. ... Et comme vous semblez déjà avoir perdu la chose, vous avez tout à gagner.

Décidément, Chuck avait bien hâte de voir la forme qu'allait prendre la fin de cet échange. Et par hâte, on voulait dire celle que tout bon spectateur aurait eu en pareille situation.

Dans tous les cas, il n'y verrait sûrement pas de sens.
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   25.02.09 11:18

Bien, a présent ils savaient tous les deux qu'il mentaient et Avernteous s'était rendu compte qu'il n'allait pas boire comme du petit lait tout ce qu'il lui disait. Le docteur ne mettait guère les apparences de son coté de toute façon, comment était ce possible une seconde de croire qu'un homme a l'allure aussi malveillante pouvait vouloir du bien a quiconque?Havelock se promit de ne pas finir comme un de ses patients, il n'aurait pas a forcer de toute manière, juste a faire attention a ne pas tomber dans d'inutiles conflits. Il était sur que le docteur avait de quoi se defendre si jamais il l'attaquait ou de quoi attaquer si il voulait se defendre. Le gorille était le premier indice, il semblait particulièrement bien domestiqué, assez bien pour comprendre le mot "attaque". Comme c'était navrant, les humains qui transmettaient leur barbarrie aux animaux n'étaient pas dignes de mériter le nom d'humain. Mr.Hook se contentait d'obeir aux ordres pour recevoir une récompense, comme un robot. Il n'était pas responsable de la façon dont il avait été dressé.

"Si vous vous souvenez de quoi que ce soit..."

Havelock referma et rangea sa montre a sa place d'un seul geste

"...N'hésitez pas a me le signaler."

Toujours cette même franchise malgré qu'il venait de voir qu'Avernteous n'était pas digne de confiance, pourquoi s'entêter a vouloir se servir de lui comme source d'information, parce qu'il était médecin?Non. Tout simplement parce qu'Avernteous était un être humain, comme tous les êtres humains, il avait des faiblesses et des choses qu'il voudrait quitte a se damner, et la chose que voulait Havelock était retrouver cette femme. Il payerait des fortunes, sacrifierais femmes et enfants et rendrait le service qu'il souhaitait pour atteindre cet objectif et ce sans le moindre scrupule. Si Avernteous était intelligent, et il l'était, il verrait que si jamais il mettait la main sur cette personne, peu importe sa nature, il ne la blesserait pas ni la tuerais, car il était bien plus interessant de voir ce que le corbeau avait a fournir en contrepartie. Et ça il faisait confiance a l'intellect d'Avernteous pour le comprendre :Havelock n'avait aucun parti pris, il ne protégerais pas les étoiles et les rebelles, et ne chasserait pas les nobles ni combattrait la milice.

Tout ce qu'il voulait était atteindre son but. Si ça signifiait rejoindre les forces de l'Enkidu et massacrer des innocents il le ferait, si ça signifiait devenir un rebelle et combattre la noblesse il le ferait, Havelock n'avait aucune allégeance. Il était un électron libre, et comme toute particule, si il venait a rejoindre une des deux factions en lice pour la direction de Tsel...Il produirait une molécule instablement dangereuse qui serait succeptible de consumer l'autre d'une seconde a l'autre. Le fait qu'Havelock soit si inofensif pour le moment venait du fait qu'il n'avait aucune piste. Si il s'averait a tous les coups que la personne qu'il cherchait se trouvait détenue captive par les nobles il méttrait la ville a feu et a sang pour la retrouver en moins de temps qu'il le faut pour dire ouf. Car Havelock n'avait pas seulement les moyens, il détenait également l'intelligence nécéssaire a les utiliser. Un esprit sain dans un corps sain, et la machine du corps était bien réglé. Havelock était un homme qui pouvait amener la revolution du jour au lendemain a termes.

Bien sur, Chuck ne pourrait pas s'en douter simplement avec cette conversation, personne ne pourrait imaginer celà. Mais au fond de lui c'était ce que le corbeau savait. Le sourire du docteur se fit plus vicieux et rejoignit le sourire narquois que le corbeau arborait alors que la suite du discours l'éclairait sur bien des choses. Il assenait donc au compte goutte?Il était quelqu'un qui aimait prendre son temps, peut être bien un maître de la torture?Après tout les médecins connaissaient bien le corps humain, et c'était un plus pour celui qui aimait les faire souffrir. Peut être était t'il partisant de la maxime "Si ça fait mal c'est que ça fait du bien?". Avernteous ne chercha même plus a cacher qu'il était dans l'illégalité tout comme lui. Havelock haussa les épaules


"Qu'est ce qui est légal et qu'est ce qui ne l'est pas de nos jours?Les loi vont et viennent selon les âges et les dirigeants. Il ne reste a ceux qui vivent que leur bonne conscience commune pour définir ce qui est bien, et ce qui est mauvais."

Pour ma part, mon seul crime est d'exister n'est ce pas?Voilà ce qui pouvait se lire derrière cette réponse pleine de philosophie, il l'invita a venir s'asseoir et Havelock le rejoignit sans se faire prier, car Avernteous avait raison, il n'avait rien a perdre dans cette conversation, qui plus est la curiosité était également un des vilains défauts des corbeaux. Pour Havelock il ne s'agissait pas de lorgner sur un bout de viande, mais plutôt de voir ce qu'Avernteous allait lui reserver.

"Je viens, bien que je ne suis guère doué pour faire la conversation."

C'est vrai, Havelock n'allait rien demander a Avernteous, rien sur qui il était réellement, ce qu'il faisait de ses soirées et son "métier". Il ne s'y interessait tout simplement pas.
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   22.03.09 20:09

- Je ne vous demande pas de l'être, à ce propos.

Il avait maintenant sa tasse en main, savourant la brûlante amertume du thé lui couler dans le gosier.

Le jardin exhalait ses parfums, débordant de beautés toutes aussi artificielles les unes que les autres. Un endroit aussi entretenu ne faisait que creuser le laissez-aller des autres creux de la ville. Étrangement, cette conversation lui rappelait un livre lu il y a des années.

Le corbeau s'était posé.


- La loi, oui... Aussi aléatoire que l'endroit où vos pas vous mènent. À moins d'avoir un code moral personnel, chose toute aussi aléatoire que la loi, quand on y pense plus en profondeur. Car en bout de ligne, ne dit-on pas que si la racine est gangrenée, le reste suivra ?

Le docteur agrippait ses yeux sur l'homme.

Se concentrait sur ses réactions, accessibles et non-dissimulées. Franches ? Avernteous savait que la franchise dépassait la pensée mais qu'on pouvait se désirer comme tel.

Le gorille s'asseyait et se versait une tasse de thé, buvant doucement à sa petite tasse. Observant l'homme et le reniflant, l'air de rien. Faisant rouler son regard entre son maître et l'homme.

Chuck déposa sa tasse après quelques gorgées, reprenant la conversation avec calme et parcimonie; chaque mot était savamment réfléchit, comme s'il s'adressait à un miroir.


- En ce lieu, les gens de votre nature sont très recherchés par la noblesse. Pour des raisons que vous pouvez sans doute vous imaginer avec aisance. Sans vouloir donner à cette affirmation l'apparence d'une mise en garde, je dirais simplement que la méfiance peut être à propos... Mais je crois et ici il lui adressait un sourire lourd de sous-entendus que vous avez déjà comprit que la confiance est un bien rare. L'animal n'est-il pas en soi une bête dont la volonté peut faillir à tout moment ? Que la souffrance et le plaisir dominent comme autant de maîtres impossibles ?

À s'écouter, Chuck s'interrogeait sur son implication dans la conversation. Avant de saisir les gestes à poser, il fallait saisir l'homme. C'est d'ailleurs ce qui l'avait toujours rebuté par rapport à la chasse : on ne pouvait apprendre à connaître le chevreuil qu'on avait prit en proie.

S'il s'agissait bien d'une proie, naturellement.
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   22.03.09 21:48

Havelock vint s'asseoir a la table sans se faire prier et se découvrit comme il était d'usage. Voilà une réunion bien étrange dans les plus haut lieux de la noblesse, le noble et le gueu, trinquant ensemble autour d'une table dans les beaux jardins, mais tout celà n'était qu'une peinture, qu'une apparence, Havelock n'était pas noble, et Chuck n'était pas gueu, ils étaient tous les deux plus que ce qu'ils voulaient bien afficher. D'ailleurs, le "noble" ne buvait pas. Mais que faisait faire le gorille dans un tableau si significatif, si empli de sens?Etait ce un moyen de souligner l'absurde de la situation?Voilà de quoi faire reflechir de nombreux critiques pour un moment. Il était vrai néanmoins que la scène ferait sans aucun doute un très beau tableau. Si l'artiste qui la dépeindrait était capable d'en saisir le sens, celà allait de soit. Car les détails étaient les éléments les plus importants de la scène, et quiconque n'aurait pas compris cet échange serait bien incapable de le reproduire. Le faux noble tira sur ses manches pour les réajuster d'un air distingué et Chuck put alors les voirs avec plus de précision.

Les yeux rouges du corbeau. Ce n'était pas des yeux rouges de fatigue, ce n'était pas des yeux rouges de larmes ni de douleur, c'état des yeux aux pupilles d'un rouge d'un ocre sombre, ce n'était pas la torche flamboyante illuminant la nuit, mais la tache de sang éclatée sur un mur blanc. Deux yeux aux pupilles rouge sang et qui avaient en elle quelque chose d'endormi et de puissant, comme un dragon endormi. Rappellant a quiconque arrivait aussi près sa nature: il était une étoile. Il n'était pas un humain qu'un autre humain arriverais facilement a rouler, il était un surhomme. L'incarnation d'un démon voire le diable en personne. Et quiconque arrivait assez près de lui pour pouvoir le fixer dans les yeux pouvait se rappeller de ce fait facilement :vous n'êtes qu'un homme. Par ailleurs il y avait quelque chose, comme une lame dans ce regard, qui le rendait fixe et inquiétant, un regard que la plupart des gens ne pouvaient soutenir naturellement et baissaient les yeux instinctivement. Et c'était là son regard habituel, car il ne forçait pas.

Les yeux d'Havelock rencontrèrent les yeux du docteur et celui ci ne baissa pas son regard devant le sien. On eut même dit qu'il ne clignait pas des yeux, peu importe le temps qui passait. Il y avait une lueur gloutonne, quelque chose d'obsessif dans ce regard. Quelque chose d'intimidant. Havelcok, se contentait simplement d'établir le fait "Il en a après moi". Sans s'inquiéter plus longtemps. Qu'est ce que celà pouvait bien lui faire si c'était le cas?Impertinent comme un corbeau, il ne respectait rien, même pas la mort. Il ne jouerais pas ce jeu stupide de gendarme et de voleur ou il devrait fuir et lui lui courir après. Il avait passé l'âge, ce genre de choses ne l'interessaient plus.


"La loi est faite pour guider les pas des hommes qui ne savent pas où ils veulent aller. Sans les liens invisibles qui retiennent l'humanité ils ne seraient guère plus que des pantins inanimés, tristes marionettes faisant partie d'une vaste farce."

Le corbeau était loin d'être expressif, il aurait pu embrasser une carrière de mime, mais le peu d'expression qu'il avait étaient sincère et non voilées. Il avait toujours tombé les masques et affronté qui il était, a un tel point qu'il avait fini par faire ce que la plupart des humains n'avaient pas fait :il s'assumait pleinement. Aussi il n'avait aucunement besoin de mentir ou de se dissimuler. Dire la vérité était tellement rare dans ce monde, que celà suffisait a laisser ceux qui lui parlaient moins éclairés que si il leur avait raconté un mensonge. Parfois la franchise était plus odieuse que l'hypocrisie. Tout était une question de termes, tout était une question de mots. Avernteous finit finalement par en venir aux aveux, peut être était il intrigué ou peut être pensait il qu'il ne pouvait plus lui échapper maintenant. Mais dans le cas présent il était plus probable qu'il n'ait jamais eu l'intention de s'échapper. Le noble ferma les yeux et répondit placidement

"Animaux, humains...Souffrances, plaisirs...Au fond quelle différence?"

Lança simplement le corbeau tout en joignant les mains

"Les hommes ont tous des maîtres, et ceux ci traitent l'humanité comme de vulgaires animaux, ils peuvent les rendre heureux ou malheureux, mais dans tous les cas ce sont toujours les maîtres qui dirigent. Certaines des bêtes se croient simplement plus heureuses que d'autres, alors qu'en vérité elles souffrent peut être le plus?"

Il n'y avait rien de plus malheureux qu'un peuple manipulé et se croyant heureux. Mais la tyrannie même pour la paix était innacceptable dans le coeur des hommes. Ceux ci préféraient se bercer dans des illusions et croirent qu'ils étaient libres, alors que tant qu'il y aurait un homme plus puissant qu'un autre, ils ne le seraient jamais. Un simple sourire se déssina sur le visage blanc réhaussé par les cheveux noirs de l'étoile du corbeau alors qu'il ouvrait les yeux, il se leva de sa chaise et tourna le dos a Avernteous avant de réciter par coeur

"Un mal qui répand la terreur,
Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,

...Je ne vous apprend rien, n'est ce pas?"

Lança Havelock en souriant, ce poème répondant a la question que posait Avernteous, a Havelock de rajouter

"Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.»

Celà résumait son point de vue sur la noblesse.
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MessageSujet: Re: La Philosophie dans le jardin   18.07.09 20:24

- Et tout se tord dans la fange,naturellement. ... La Fontaine avait le don intéressant d'insuffler des morales à ses fables. De petites histoires avec de longues portées, comme lui-même l'avait souligné à un moment. ... Mais comme dans tout récit, il faut s'en éloigner pour en comprendre l'essence. Ou bien baigner dans celle-ci, s'y noyer et être elle. Être n'est pas comprendre, comme plusieurs disent. ... Aussi, dominer les animaux - qu'ils soient humains ou non - permet au noble d'oublier sa propre animalité dans l'ordre de la pyramide.

Il fit un léger geste à l'intention de Hook qui, avec un sourire étrange, versa d'autre thé avant de boire lui-même à la théière quelques longues gorgées bien brulantes.

- Il peut ainsi se complaire sur ce qui le soutient et tourner sa tête vers le ciel. Et s'imaginer ses dieux comme bon lui semble. ... D'ailleurs, on dit que l'oxygène qui règne dans les hauteurs rend l'esprit euphorique.

Il prit la tasse de thé de sa main gauche, sa main droite restant bien posée sur sa jambe. Hook - qui semblait perdre intérêt à la conversation - marcha, passa à côté d'Havelock et alla cueillir des fleurs derrière lui.

- Mais je crois que vous vous méprenez sur l'utilité de la loi. Celle-ci n'est qu'une chaîne que plusieurs se passent autour du cou par peur des zones encore inexplorées qui reposent en leur esprit. C'est la peur qui fait l'ordre humain. ... Et la peur de l'ordre qui fait le chaos. Si bien qu'il se construit son marasme.

Il but doucement, fermant les yeux un court instant pour savourer. Au loin, un clochait sonnait midi. La basse-ville s'animait et les nobles essuyaient les gueules de leurs caniches pur race. Reprenant l'intonation qu'Havelock avait eue il y a peu.

- Farce, sérieux, union, absence, mort, vie. ... Les rires sont jaunes et la langue n'est joyeuse que par contraste. ... Dans tous les cas, les gens ne s'agitent que lorsqu'ils sont leurs souffrances personnelles à soigner. Que ce soit sous la forme d'une sécurité financière à installer ou un être cher à retrouver. ...
Au fond, quelle différence ?

Et il sourit. Doigts de seringue qui titillent. Et il but à nouveau, ses yeux ne quittant pas le corbeau. Hook réunissait un énorme bouquet de couleurs entre ses grandes mains velues.

L'épiderme délavé du docteur.
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