AccueilPortail*FAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Nayid Selman Ishtar, excentrique ?

Aller en bas 
AuteurMessage
Nayid Selman
.:: Contrôleur d'Elefs ::.

.:: Contrôleur d'Elefs ::.
avatar

Nombre de messages : 86
Age : 35
Âge du perso : 34 ans
Date d'inscription : 11/11/2007

Synthèse
* Constellation protectrice *:
* Pouvoir Astral *:
Particularité:

MessageSujet: Nayid Selman Ishtar, excentrique ?   09.01.08 1:21

Nom: Ishtar

Prénom: Nayid Selman

Surnom: Quelques appellations désobligeantes données par les gamins du coin… Face d’Elef, Le Crayeux ou d’autres plus en rapport avec les propos étranges qu’il peut prononcer.

Age: 34

Date de naissance: Au courant du mois de février de l’an 227. Le 10, ou peut-être le 12. Les registres ont été dérobés peu après sa naissance. Allez savoir pourquoi…

Statut: Noble, tout du moins tant qu’on ne lui interdira pas l’accès de la Haute ville

Métier
: Aucun métier à proprement parler. Laissé par défaut au contrôle des Elefs.

Lieu de naissance: Dans l’aile réservée aux Ishtar de l’Etemenanki.

Lieu de résidence: Il lui arrive fréquemment de passer la nuit auprès de ceux qu’il considère plus comme ses propres semblables que les membres de sa famille, même si personne ne l’entendra prononcer cela en des termes aussi tranchés. Il lui arrive de retourner aux lieux de sa naissance, Mais rarement de son plein gré.

Lieu de travail: Tout endroit où les Elefs pourraient être utilisés.

Physique : Culminant à près de sept pieds, un étrange personnage dégingandé évolue dans les rues de la ville, d’une démarche pas totalement assurée, comme affecté récemment de ce corps immense, et n’en maitrisant pas les extrémités, voire même simplement le fonctionnement global. Recourbé, probablement suite à de nombreuses confrontations violentes l’opposant à un monde qui ne lui est pas adapté, quelques chocs de son évolution douloureuse, il évolue simplement, sans sembler avoir de réel but, légèrement perdu.

Ailleurs.

Tout s’explique lorsque l’on aperçoit son visage, presque béat, comme saisi d’une soudaine clarté dans ce monde terne et froid. Il semble évoluer dans un univers différent, plus gai, plus intense. Etrange, de le voir éviter soudain le vide, avec quelques balbutiements d’excuses, passant bousculant ou bousculé, émerveillé quelques fois d’un espace empli d’une couche de terre gelée, ailleurs. Ailleurs oui, quel autre terme employer, comment décrire en usant d’autres mots cette impression : que son esprit s’en est allé, perdu, et pourtant d’une certaine manière toujours lié à nos perceptions, y réagissant quelques fois, n’en quittant pas les bornes, ne s’y mesurant pas plus constamment, dans un dédain total de ses sens réels. Comme si la trame de son existence se tissait des fils issus de deux plans distincts, dont l’un nous échappera à jamais.

Il s’abaisse maintenant, ramasse un pantin de tissu et de bois assemblé maladroitement et usé par un temps qui ne devait être si long. Un jeune garçon émacié l’observe avec crainte se saisir de sa seule richesse, qu’il a laissé échapper malencontreusement. Scène curieuse, cette opposition physique de deux êtres si distincts, et pourtant tout aussi indécis, tout aussi touchants, peut-être. Tristesse et curiosité traversent les deux regards et, en quelques mouvements gauches, un échange prend place, empreint de plus de cérémonie qu’on pourrait s’y attendre pour une marionnette décatie. Durant une poignée de secondes, peut-être plus, le visage du fou se crispe, masque de concentration dans une tentative complexe de revenir à un élément qui a sans doute plus d’importance dépourvu d’artifices, une pièce de vie mélancolique qui méritait d’être contemplée dans toute son affreuse pureté. Il prononce quelques mots inaudibles, les yeux d’une obscurité brillante. Une larme s’écoule le long de ses joues ornées d’une pilosité ne datant de guère plus de quelques jours, tapis sombre donnant à ce visage une curieuse opposition de vigueur et d’incertitude. Tendant sa trouvaille au jeune garçon d’une large main osseuse sortant de son éternel manteau d’hiver brunâtre, il se relève, essuie de l’index la coulée involontaire, puis poursuit son chemin comme il est venu, apparemment insouciant.

Caractère :Les difficultés de l’existence peuvent créer des pathologies bien étranges chez certains individus. Les esprits les plus riches plongeant souvent dans les affres les plus complexes. Toutefois, dans le cas qui nous est présenté ici, ce n’est pas exactement l’expression de la misère ou de la souffrance qui sont à l’origine du trouble, mais seulement leur observation. Une lassitude face à des situations inacceptables se répétant systématiquement. Une obsession même, celle de vivre dans une ruine humaine, des lambeaux dont les derniers dons sont massacrés pour satisfaire d’insatiables egos. Peu à peu, cédant à l’envie de voir d’autres images, d’entendre d’autres mélodies, de laisser quelques parfums exotiques enivrer son âme, l’être se plait à espérer, dessiner dans ses pensées les créations de ses désirs, travestissant peu à peu la réalité lorsque ces illusions commencent à devenir trop tangibles. Aux scènes courantes se superposent quelques arabesques de fumée, déformations d’une vision épuisée, lassée des frasques de ses pairs. Ces brumes se colorent peu à peu, prennent des formes fantasques, plus ou moins proches de ce que l’on considérerait comme la normalité. Des scènes s’animent, danses étranges, puis viennent les paroles, les sons, accordant leurs silences sur les ondes qui parcourent ses tympans, s’y mêlant, parfois, en une harmonie presque parfaite, en accord avec sa nature profonde, ses aspirations, ses désirs. Dans un premier temps gênantes par toutes ces petites choses calculées trop finement, les images se fondent ensuite dans le cours de l’existence, un flux vivant, quoique déjouant parfois les règles les plus élémentaires de la physique. Quelques unes de ses idées les plus farfelues viennent s’y mêler, superposées à la réalité, elles s’adaptent inconsciemment à la nature des événements, des émotions qui s’en dégagent, les siennes ou celles des autres, mais nul ne sait ce qu’il en est exactement, la manière dont il interprétera les différentes situations qui s’offriront à lui.
Car malgré sa déchéance mentale, quelques restes de capacités d’analyse subsistent, résistent, l’accrochent irrémédiablement de leurs griffes froides à cette réalité qu’il voudrait tant pouvoir fuir totalement. Il existe toujours des images pour troubler ses délires imaginatifs. Des événements tellement en discordance avec sa propension à la fuite qu’il ne peut les intégrer à sa psychose. Moments de mélancolie, de tristesse intense, le plus souvent. Des chocs, prises de conscience soudaines impossibles à contrôler qui le laissent démuni. Peut-être des dialogues, des mots, qui ternissent l’enthousiasme et la passion de son voyage extasié. Mais il les oublie rapidement.

Signes particuliers :habitants de ces lieux privés de soleil, et de sa taille plutôt exceptionnelle, ou de ces hallucinations étranges venues d’on ne sais où.. non, rien de plus. Peut-être une légère transpiration de la plante des pieds, mais cela n’a pas vraiment d’importance, si ?

Histoire :
Vous découvrirez ici un exemple parmi tant d’autres de négation de l’existence. Comment vivre dans l‘illusion, se mentir, se masquer la réalité. Celle-ci s’est faite dans une vie sans difficulté réelle, confortable sans être luxueuse, éventuellement stimulante mais sans risque. Aucune question, aucun doute, aucune responsabilité trop considérable. Le pouvoir ne pouvait atteindre ce grand jeune homme élancé et si fragile, touchant par ses airs maladroits. Il était bien trop éloigné de la branche la plus pure des descendants de la famille Ishtar. Pour lui, un simple nom, une protection surtout. Que demander de plus ?

Sa progression s’était faite sans heurts dans ce milieu. Voulait-il acquérir quelques connaissances ? On lui fournissait les lambeaux disponibles soigneusement épurés. Et il s’y plongeait innocemment, construisant son monde d’après les renseignements qu’il y trouvait, développant peu à peu son esprit dans une logique stricte mais détachée des réalités. Un jour, il se prit à parcourir certains volumes sur les Elefs qui lui étaient arrivés entre les mains. Il s’y était intéressé, comme à tout autre sujet. Par curiosité. Aucune répulsion, quelle bénédiction ! Le vieil homme chargé de tenir ces domestiques si pratiques dans un état acceptable commençait à plonger dans la sénilité, et soudain on trouvait un remplaçant parfait. Sans plus de réflexion, un nouveau couple fut formé, un duo tranquille évoluant en retrait, parmi quelques histoires innocentes et ces êtres simples qui ne réclamaient rien, pas le moindre entretien, sinon un retrait régulier des dépôts formés alors qu’ils observaient trop longtemps les étoiles.

Et le jeune innocent se prit à parcourir les lignes de chemin de fer, les centrales, découvrant toutes les places dont le délabrement pourrait irriter légèrement la noblesse, observant ses protégés effectuer leurs activités quotidiennes, les couvant de son regard avec un pincement au cœur. Un tiraillement qui devint bientôt déchirement. Passe encore qu’on leur confie toutes ces tâches ingrates. Après tout, quelqu’un devait bien s’en charger. Toutefois, ne serait-il pas plus adéquat de les protéger convenablement ? Les accidents répétés le révulsaient, se retrouver confronté à ces visages arrachés, ces membres broyés, des corps tressautant sous le poids de leurs handicaps mais avançant continuellement, de leur démarche qui suscita sans doute toutes ces histoires de morts vivants que l’on entend, car qui pourrait vivre dans un corps si difforme ?

Il tenta sans grand succès de leur éviter ces innombrables dégâts, étudiant divers moyens de communication afin de mieux les guider, des techniques lui permettant de faciliter leurs travaux, avec toujours ce sentiment d’urgence, qu’il n’en tombe pas un de plus encore. Mais les résultats étaient en dessous de ses espérances. Ses illusions sur les connaissances qu’il possédait, tout sauf applicables à une situation pratique et toutes ses conditions imprévisibles et complexes. La tristesse s’accumulait, et ce sentiment d’impuissance tout à fait insupportable le poursuivait. Mais il s’obstina. Petit à petit, il découvrit sa faiblesse passée, son manque de curiosité, les renseignements qu’il n’allait rechercher par paresse. Toutes ces voies de connaissances qui lui étaient restées fermées s’ouvrirent et le happèrent, l’aspirèrent dans une spirale enivrante. Les idées germèrent bien plus facilement sur ce terrain favorable, la création sur ce changement, ce rejet du néant.

Il devenait de plus en plus complexe aux personnes chargées de maintenir ses œillères en place d’exécuter leur emploi convenablement. Certains en prirent peur, commençaient à craindre pour une place éminente dans la famille que leur parent pourrait briguer si l’idée lui venait un jour par un quelconque hasard. La traitrise commençait à menacer ce personnage qui pourrait bien devenir une gêne dans leurs plans de carrière, détournant les regards d’eux. Cependant, ils n’eurent pas à la mettre en pratique. Un événement, un seul, suffit à le perturber. Minime, insignifiant presque, mais tellement plein d’espoirs, de nouvelles perspectives. Une paupière qui s’abaisse lentement, un clignement qui aurait pu être une illusion. Pourtant, il en était persuadé, cela s’était produit ! La curiosité disparut aussitôt, l’obsession devenant trop intense. Les jours passèrent. Les nuits. Il ne quittait plus les Elefs des yeux, ne dormait plus, ou très peu, se nourrissait rapidement à proximité de leurs lieux de travail, les suivant jour et nuit. Sa force tranquille le quitta peu à peu. Comment l’éviter ? Il changea du tout au tout, se courba, avait ces yeux exorbités, aux contours rougis par des larmes de fatigue.

Pourtant, la patience finit toujours par être récompensée, n’est-ce pas ? Un signe vint, un plissement des lèvres, un sourire. Tout s’illumina. La crispation quitta son visage, et il commença à leur parler, se sachant écouté, entendu, compris peut-être. Les journées s’enchainèrent, marquées par des réponses plus fréquentes, des signes, des sons, des attentions précieuses. Pourquoi alors se soucier de ces regards inquiets qu’il perçoit par moment dans les yeux des autres ? Surtout si ces regards se transforment avec le temps, devenant plus conciliants. Certains viennent lui demander quelques nouvelles, alors il leur raconte les dernières occupations de ses amis, la manière dont il les aides, les soigne, leur apporte quelques divertissements afin qu’ils ne connaissent l’ennui, musiques, danses, comédies de toutes sortes. Certains s’en vont, secouant la tête alors qu’il tourbillonne au milieu de la poussière soulevée par le vent glacial. Qu’importe ! Les journées passent, et chacune est plus belle que la précédente à son esprit, malgré toutes les tentatives faites pour l’en dissuader et le pousser à faire honneur à son lignage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://doomstars.forumactif.com/fiches-validees-f5/nayid-selman-
Le Rêveur
"Pitiiiiééé, inscrivez-vouuuus !"

avatar

Nombre de messages : 602
Age : 28
Date d'inscription : 27/09/2006

MessageSujet: Re: Nayid Selman Ishtar, excentrique ?   09.01.08 20:23

Bienvenue ^^ j'espère que ce charmant personnage aura un avatar bientôt Wink

Fiche validée, bien sûr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nayid Selman
.:: Contrôleur d'Elefs ::.

.:: Contrôleur d'Elefs ::.
avatar

Nombre de messages : 86
Age : 35
Âge du perso : 34 ans
Date d'inscription : 11/11/2007

Synthèse
* Constellation protectrice *:
* Pouvoir Astral *:
Particularité:

MessageSujet: Re: Nayid Selman Ishtar, excentrique ?   13.01.08 15:29

L'avatar est en place (la recherche fut longue, très longue...).
Merci pour la validation !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://doomstars.forumactif.com/fiches-validees-f5/nayid-selman-
Andréa

avatar

Nombre de messages : 280
Âge du perso : 268 ans
Date d'inscription : 23/01/2007

Synthèse
* Constellation protectrice *: Balance
* Pouvoir Astral *: Manipulation des Ombres et de la Lumière
Particularité:

MessageSujet: Re: Nayid Selman Ishtar, excentrique ?   15.01.08 21:28

Waaa cet avatar a trop la classe o_o

Bienvenue ici ^o^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://doomstars.forumactif.com/fiches-valides-f5/andra-etoile-d
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Nayid Selman Ishtar, excentrique ?   

Revenir en haut Aller en bas
 
Nayid Selman Ishtar, excentrique ?
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ishtar Jezabel Amélia [Terminée]
» LA NEF D'ISHTAR
» Si selman yo te moun ki pwop
» Dilibon di patisipan fowomayiti yo pa aksepte lide tou nef
» Non selman prezidan Micki se Gousse li vle, li mande kote 4 milya CIRCH pase

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Doom Stars :: 

.:: Enuma Elish ::.

 :: .: Fiches des Personnages :. :: .: Fiches Validées :.
-
Sauter vers: